| Vétérinaire
équin : un métier aux multiples facettes |
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| Sans cheval, pas de vétérinaire
spécialiste en équidés. Hier destiné au transport
de marchandises et de personnes, à la guerre ou aux labours, le travail
du cheval est aujourd’hui remplacé par la mécanisation.
Il est devenu un animal de loisir à part entière et génère
une industrie de plus de 70 000 personnes en France dans des domaines très
divers tels que les Haras Nationaux, la recherche, les courses (PMU). Le
succès du Salon du Cheval témoigne aisément de ce développement.
Le vétérinaire équin est un spécialiste dont les compétences sont nombreuses : |
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| Médecine curative et préventive | |
| La spécialisation équine s’acquiert à la fin du cursus dans les Ecoles Vétérinaires et se poursuit durant toute la carrière du praticien. En parallèle à la modernisation du XXème siècle, le matériel dont dispose le praticien a évolué : la radiographie, l’échographie, l’endoscopie, et maintenant la scintigraphie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permettent de réaliser les examens nécessaires au diagnostic. L’Art Vétérinaire si cher à La Guérinière est devenu la Science Vétérinaire. | |
| Le vétérinaire équin est avant tout le médecin des chevaux. Du foal à l’adulte, du cheval de trait au cheval de course en passant par le cheval d’obstacle, de dressage ou de promenade, tous recourent à ses compétences. Ses interventions concernent les pathologies cardio-respiratoires, digestives, locomotrices, dentaires ou cutanées. En cas de troubles locomoteurs, il est fréquent qu’il collabore avec le maréchal-ferrant pour adapter la ferrure aux besoins du patient. | |
| C’est également un acteur important de la « filière course » : les animaux sont rudement sollicités et seule une médecine sportive de qualité leur permet de réaliser de bonnes performances. Chez les poulains, le suivi régulier du poids permet au vétérinaire de vérifier l’harmonie de la croissance. Le vétérinaire joue aussi le rôle de conseiller, notamment en alimentation afin d’optimiser le développement des animaux et de permettre au potentiel génétique sélectionné par les éleveurs de s’exprimer pleinement.Par les vaccinations et les vermifugations régulières, il contribue à assurer la prévention des principales maladies. | |
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Pharmacie : |
| Il délivre les médicaments qu’il prescrit : il est le pharmacien des animaux. A ce titre, il est le mieux placé pour renseigner les propriétaires sur le bon usage des produits à administrer. | |
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Chirurgie : |
| Le vétérinaire équin est également le chirurgien des chevaux. Il dispose d’un matériel performant, de techniques anesthésiques bien adaptées à l’espèce équine et de méthodes comparables à celles utilisées en chirurgie humaine. Tout cela lui permet de réaliser des interventions chirurgicales diverses allant de la suture de plaie à l’exérèse d’un fragment osseux sous arthroscopie en passant par la césarienne, la castration ou les redoutables coliques. | |
| Reproduction : | |
| Le vétérinaire assure le suivi de la reproduction. Il vérifie tout d’abord que la jument ou l’étalon n'est pas atteint de maladies sexuellement transmissibles (telle que la métrite contagieuse des équidés) en effectuant différents prélèvements. Puis, il détermine le meilleur moment pour la saillie ou la fécondation artificielle grâce au suivi échographique des chaleurs de la jument. L’échographie est aussi le meilleur outil pour réaliser un diagnostic de gestation précoce (elle permet de visualiser une vésicule embryonnaire de 2 cm de diamètre ce qui correspond à 15 jrs de gestation !) et de gestation gémellaire. Enfin, en cas d’avortement, il pratique une autopsie sur le fœtus pour essayer d’en déterminer la cause. | |
| Recherche : | |
| Quelques vétérinaires se consacrent exclusivement à la recherche, que ce soit dans un laboratoire ou dans une des cliniques équines des Ecoles Vétérinaires (enseignant-chercheur). Les secteurs de recherche sont très variés : études sur les nouveaux virus et maladies, sur le parasitisme, sur la biomécanique du cheval …Ces études passent parfois par la réalisation d’autopsies. Elles permettent de renouveler l’arsenal thérapeutique du praticien (vaccins mieux adaptés aux souches virales, nouveaux vermifuges pour lutter contre les phénomènes de résistance, nouvelles molécules médicamenteuses) et de mieux comprendre la pathogénicité de certaines maladies. | |
| Administration : | |
| Enfin, il ne faut pas oublier le rôle administratif auquel le vétérinaire équin est de plus en plus confronté: l’identification et le signalement des équidés, les procédures à respecter pour le passage des frontières, la vérification des vaccinations lors des rassemblements, les contrôle anti dopage… Certains vétérinaires travaillent pour des compagnies d’assurance, d’autres sont agrées auprès des Tribunaux. | |
| Pour conclure : | |
| Ces différents aspects de la profession font du vétérinaire équin un vrai spécialiste. A ses multiples compétences devra s’ajouter celle d’être à l ‘écoute des propriétaires de chevaux. En effet, la demande en matière de « médecine parallèle » comme l’ostéopathie ou l’éthologie (étude du comportement) est de plus en plus importante. Il faut signaler aussi un fait de société tout à fait remarquable : la féminisation grandissante de cette spécialisation vétérinaire hier encore, exclusivement réservée aux hommes. | |
| Source : Cavadéos | |