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Ces parasites qui aiment
l’hiver… |
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Cette fois c’est certain, l’hiver
est à l’entrée de nos carrières avec ses journées
boueuses et glaciales ; l’été s’en est allé,
et avec lui mouches, taons, moustiques, et autres réjouissances estivales
de toutes sortes… |
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Alors, lorsque les premières gelées
font leur apparition, en cassant la glace de vos abreuvoirs, vous vous dites
« chouette, enfin tranquille »… Et pourtant, si vous saviez…
certes les mouches et autres guêpes sont presque toutes mortes, non
sans avoir pondu quelques réserves pour l’été
prochain ; mais la moiteur de vos écuries intérieures, ou
les longs poils de vos chevaux de pré, restent des lieux de prédilection
pour bien d’autres bestioles affamées qui y trouvent discrètement
refuge. Petit passage en revue de cette faune hivernale… |
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Les vers |
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Malgré le froid, les traces de l’été
sont encore là, comme en témoignent les œufs de mouches
toujours collés sur les antérieurs des chevaux ; si ceux-là
ne survivront pas au froid, ceux qui ont été ingérés,
eux, vont tranquillement fait leur vie à l’abri des regards
pendant quelques mois… Comme tous les vers avalés sous forme
de larves au printemps et en été, ces parasites se développent
« au chaud » dans l’intestin, et disposent de tout l’hiver
pour devenir adultes et faire des ravages, parfois irréversibles,
dans l’organisme du cheval… |
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Vous devez par conséquent être très
sérieux avec les vermifuges d’automne, dont l’objectif
est de tuer ces vers adultes avant qu’ils ne s’implantent fixement.
Choisissez le traitement adéquat et son mode d’administration
avec votre vétérinaire. Pour les aficionados de la seringue
de pâte, que le cheval voit toujours arriver avec bonheur (!), penser
à mettre un peu de miel ou de mélasse sur l’embout,
car c’est l’introduction du tube dans la bouche plutôt
que le goût du produit que certains chevaux fuient comme la peste,
et ils s’en méfieront moins s’il est sucré…
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Les moisissures |
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En hiver, les écuries sont souvent plus
peuplées, plus chaudes et moins aérées. Ce confinement
et l’humidité qui en résulte provoquent l’apparition
de nombreuses moisissures. Si elles sont juste inesthétiques sur
le cuirs ou les textiles, elles peuvent se révéler dramatiques
quand elles concernent les aliments, d’autant que certaines céréales
(maïs) s’avèrent de très bons supports. Aspergilose,
Candidose, Fusariose… sous ces noms poétiques se cachent des
mycoses, internes ou externes, qui se développent après que
le cheval ait ingéré des aliments moisis, et peuvent provoquer
des troubles variés (gastrites, infection des sinus, bronchite, conjonctivite
ou même avortement) en fonction de leur localisation. Plus que jamais,
soyez donc très vigilent quant au stockage des aliments. Si vous
êtes attentifs à votre foin, ne négligez pas la paille,
que le cheval mange pour s’occuper même si elle est moisie…
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La teigne |
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Les mycoses provoquées par les moisissures
des aliments ne sont pas les seules à s’attaquer à l’organisme
du cheval : la teigne en est la meilleure illustration. Cette dermatophytose
est une maladie de peau extrêmement rémanente (qui survit longtemps)
et contagieuse, y compris à d’autres espèces dont l’homme.
Elle est engendrée par un champignon microscopique, qui se nourrit
de la kératine de la peau et des poils. Une dépilation localisée
et circulaire en est le premier symptôme, qui peut rapidement s’étendre
à tout le corps. Un cheval peut-être porteur et contagieux
sans montrer le moindre symptôme, d’où l’importance
d’attribuer à chacun un matériel de pansage spécifique
et désinfecté régulièrement. Le traitement de
cette parasitose passant par un shampoing antifongique, donc très
difficile à mettre en œuvre en hiver lorsque la maladie se développe,
il est d’autant plus important d’être attentif à
l’hygiène pour éviter son apparition… |
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La gale |
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Souvent confondue avec la teigne, mais pourtant
totalement différente, la gale se manifeste également en hiver,
sur des chevaux, chiens, chats, humains,… affaiblis, et dans des locaux
chauds, humides et sales. C’est un acarien microscopique (scarcopte)
qui colonise la peau, y creuse des galeries et se nourrit du sang qu’il
y trouve. Très localisée au départ, ces lésions
s’étendent rapidement sur tout le corps, et provoquent des
démangeaisons qui occupent le cheval à plein temps, l’empêchant
de manger et dormir, et qui se transforment en plaies infectées permanentes.
Sans traitement, cet acarien se développe très vite et se
transmet d’un cheval à l’autre par simple contact ; le
sujet malade devient miteux, maigrichon, et couvert de plaques de peau dépilée
et épaissie. En général, il faut tondre les chevaux
galeux et leur appliquer un shampoing spécifique, brûler les
poils, et désinfecter tout le matériel, les locaux et les
vêtements qui ont été en contact lui. Là aussi,
l’hygiène et la surveillance de tous les nouveaux chevaux sont
les meilleures parades à l’installation de ce parasite chez
vous… |
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Source : Cavadéos |
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