LA BOITE DE PANSAGE IDEALE
   
La boîte
  Vous avez beaucoup de possibilités pour choisir la boîte elle-même. Bien entendu, vous en trouverez de très pratiques dans les selleries. En plastique, elles sont légères et très faciles à entretenir (car il faudra penser à nettoyer régulièrement votre boîte). Le même modèle existe aussi en bois. Petit conseil : n'hésitez pas dans ce cas à la vernir avant utilisation, cela facilitera son entretien. Les modèles que vous trouverez pourront être assez classiques, d'autres présenteront des compartiments de rangement : ayez donc bien en tête tout ce que vous aurez à y placer. Quant à ceux qui ont autour d'eux un parent ou un ami bricoleur, n'hésitez pas à la faire fabriquer (en contreplaqué épais) à vos mesures ! La mallette de pansage, quant à elle, est un peu plus grande, mais on peut la fermer…
   
L'étrille
  Généralement utilisée en premier, l'étrille fait partie des indispensables. En fer, elle sera très utile pour décoller les grosses saletés (crottin séché du cheval au box, plaques de terre du cheval qui revient du paddock). Attention : à n'utiliser que sur les parties charnues ! Si votre cheval est tondu, ou si vous devez aussi décrasser les membres, l'étrille en plastique à picots sera préférable ; elle a aussi l'avantage de pouvoir démêler une crinière bien fournie. L'autre bonne alternative est l'étrille en caoutchouc : même forme que l'étrille en fer, mais moins dure pour un cheval tondu ou sensible, ou encore dans des mains débutantes…
   
Le bouchon
  Passé immédiatement après l'étrille pour sortir du poil le plus gros de la poussière, là encore, plusieurs options dans le choix d'un bouchon (ou brosse dure). En chiendent, classique, pour bien "dégrossir" après l'étrille. Préférable sur un cheval qui n'est pas tondu ! Il en existe également en matières synthétiques plus douces : plus faciles à utiliser sur un cheval un peu sensible, ou éventuellement sur les queues. Il en existe même dans des couleurs toniques, de quoi égayer sa boîte à pansage. Et rien ne vous interdit d'avoir deux bouchons différents pour faire face à tous les cas de figure, c'est même un choix judicieux…
   
La brosse douce
  Utilisée après le bouchon pour sortir les dernières petites poussières, elle peut prendre différentes formes, dans des matières variées. Les mains débutantes opteront pour une brosse douce ronde, avec une poignée sur le dessus, car elle permet de bien apprendre son maniement. Si l'on est un peu plus expert, elle peut avoir la forme d'un bouchon. Outre son rôle de "première finition", elle permet aussi de bien brosser les parties sensibles, en particulier la tête. La brosse douce peut être en matière synthétique, ou encore en vrai poil de soie (dans ce cas un peu plus chère).
   
L'époussette (ou chiffon)
  Elle assure la touche finale de votre pansage. Vous en trouverez bien entendu dans une sellerie, mais vous pouvez également utiliser un chiffon à ménage (exempt de tout produit !), tout aussi lustrant. L'important est que le chiffon retienne bien la poussière. Une serviette éponge peut aussi faire l'affaire : un peu moins performante pour le lustrant, il est par contre toujours utile d'en avoir une à portée de main…
   
Le cure-pied
  Deux modèles sont très répandus… Le premier est en métal ; petit, ne servant qu'à curer les pieds, il a l'avantage de se glisser partout, éventuellement dans une poche arrière de pantalon pour l'avoir toujours sous la main. L'autre modèle est plus encombrant (manche en bois ou en plastique), permettant bien sûr de curer les pieds, mais également muni d'une petite brosse. Il permet ainsi de brosser les parois du sabot, mais surtout la sole, par exemple avant d'appliquer de l'onguent.
   
L'éponge
  Elle vous sera indispensable pour nettoyer yeux et naseaux, ainsi que fourreau, vulve et anus (toujours commencer par nettoyer la tête avant les parties génitales). Vous pourrez vous en procurer soit en sellerie, soit au rayon "bébé" ou ménager des grandes surfaces. Vous pourrez opter pour une éponge synthétique ou une éponge naturelle. Mais assurez-vous qu'elle n'est pas enduite de produit qui serait nocif pour votre cheval.
   
Le peigne
  Le plus classique est le "peigne jockey". Tout petit, généralement en métal, il est pratique sur les crinières peu fournies, et surtout indispensable pour les raccourcir ou les désépaissir. L'autre modèle est aussi en métal, mais plus large. Moins pratique pour raccourcir une crinière, il est par contre plus performant pour le démêlage. Il est souvent muni d'un trou permettant d'y passer une cordelette (cela évite de le perdre). Pour le démêlage uniquement, l'autre alternative consiste à acheter un peigne normal en grande surface. En plastique, il est certes moins résistant, mais tient beaucoup mieux en main.
   
Démêlant et lustrant
  Ces produits "deux en un" peuvent être utilisés à la fois sur le poil et sur les crins. Sur la robe, lustrant, son action permet d'avoir un brillant parfait sur des chevaux un peu difficiles à avoir parfaitement propres (ceux qui sont souvent au pré ou au paddock par exemple). Certes un peu "cache-misère", il a par contre l'avantage de faciliter les pansages ultérieurs, puisque la poussière ne se colle pas sur le poil. Il s'applique après la brosse douce et avant l'époussette, mais attention, jamais sur la place de la selle et de la sangle, le poil serait trop glissant ! L'action démêlante est quant à elle presque indispensable. On peut ainsi facilement brosser crinière et queue, en arrachant moins de crins, ce qui est fortement recommandé pour les queues.
   
L'onguent pour pieds et le pinceau
  L'idéal serait d'avoir à portée de main un onguent type goudron pour les fourchettes très humides, et un onguent classique pour les pieds au contraire un peu secs. Cela risque cependant d'encombrer votre boîte, d'autant plus qu'il existe certainement dans votre club ou votre écurie de gros conditionnements (5 kg ou plus) mis à votre disposition. L'idéal cependant est d'avoir sous la main un petit conditionnement (1 kg) d'un onguent régulateur. Passé une à deux fois par semaine sur les sabots, il permettra un entretien régulier du pied, pour une bonne pousse de la corne, sans sécher ni ramollir la corne. Bien entendu, il vous faudra prévoir un pinceau pour appliquer l'onguent. Soit vous l'achèterez dans une sellerie, soit vous le trouverez dans un magasin de bricolage.
   
Ciseaux
  Toujours extrêmement utiles ! En premier lieu, ils serviront bien sûr à égaliser la queue. Ils permettront aussi aux plus experts d'affiner le toilettage (comme les grands poils disgracieux des oreilles par exemple). Et puis, ils sont souvent pratiques pour couper une ficelle de ballot de paille ! Mais attention, si vous êtes en club ou dans une écurie très fréquentée par les visiteurs, pensez que de jeunes enfants pourraient être attirés par vos ciseaux ! Il faudra donc veiller à les cacher dans le fond de la boîte.
   
Friandises
  Sans faire une distribution systématique et sans raison précise, il est bien pratique d'avoir quelques friandises sous la main. Vous trouverez en sellerie des petits sachets de carottes ou pommes déshydratées : elles se conservent bien et ne prennent pas beaucoup de place. Mais gare au cheval astucieux (et dans ce cas ils le sont tous !) qui aura vite repéré votre réserve.
  Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive, chacun a ses priorités ! Tout dépend de la fréquence à laquelle vous utiliserez votre boîte à pansage, de l'environnement dans lequel vous évoluez, etc… Cependant, n'oubliez jamais les règles d'hygiène : nettoyez régulièrement votre boîte elle-même, et surtout son contenu, particulièrement si le matériel n'est pas destiné à un seul cheval. Des produits de nettoyage ménager sont tout à fait indiqués, mais l'idéal est bien sûr d'utiliser un désinfectant.
   
  Auteur : Laurence Maffre