| Anes |
| Provence |
| Poitou |
| Berry |
| Cotentin |
| Normand |
| Pyrénées |
| Bourbonnais |
| L'ANE DE PROVENCE | |
| Origine | |
| Les écrits les plus anciens montrant l'importance des ânes dans le système d'élevage ovin basé sur la transhumance entre la Basse-Provence et les alpages de Haute-Provence, des Alpes et du Dauphiné datent du XVe siècle. Durant près de 5 siècles, ils ont été les acteurs essentiels de la transhumance des moutons en portant, grâce à des bats adaptés, le matériel, la nourriture des bergers, le sel pour les brebis et même les agneaux nés en chemin. Les bergers ont ainsi sélectionné un âne disposant d'une ossature solide pour porter les lourdes charges, d'un tempérament docile avec de bons membres pour parcourir les drailles. L'utilisation du chemin de fer puis des camions a réduit considérablement leur rôle. De ce fait, l'effectif asin agricole recensé dans les départements provençaux (Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Alpes de Haute-Provence) qui s'élevait à environ 13 000 têtes à la fin du XIXe siècle est passé à 2 000 en 1 956 puis seulement à 330 en 1993. | |
| Morphologie | |
| Ane rustique, solide, à ossature forte, calme et patient, il est facile à dresser au bât, à l’attelage ou à la monte. La taille à l’âge de 4 ans varie entre 120 cm et 133 cm pour un mâle, 117 cm et 130 cm pour une femelle. La robe est gris tourterelle et peut varier des teintes très claires aux teintes foncées souvent nuancées de marron-roux, avec sur le dos une croix de Saint-André noire, bien marquée, toujours présente. Ces différentes teintes de gris sont toujours franches. Ne sont pas admises les robes bai, bai-brune et blanche. La tête d’ossature forte est bien attachée à l’encolure. Le chanfrein est large, soit rectiligne, soit marqué d’un nez busqué. Le tour des yeux est souvent blanc. Le front, les oreilles et le bord des yeux sont presque toujours teintés de marron-roux. Le bout des lèvres est généralement blanc, parfois cerné de roux. Les oreilles sont longues et l’encolure épaisse. Les membres solides, à ossature forte, peuvent être marqués par des zébrures noires plus ou moins nombreuses (souvent au moins une zébrure en diagonale sur les antérieurs, au niveau des avant-bras). Le sabot plutôt large pour celui d’un âne, est bien adapté à la marche et à la charge. Le dos est droit, le rein large et l’arrière-main solide. | |
| Zone d'élevage | |
| Les efforts menés au cours de ces dernières années, et plus particulièrement en 1994, conjointement par la direction du haras national d'Uzès et les membres de l'association de l'Ane de provence ont permis de recenser et évaluer au sein de cet effectif asin, quelques 309 sujets, détenus par 94 éleveurs, dont 48 bergers provençaux transhumants chez qui il y a toujours eu des ânes. Les enquêtes et les rassemblements d'Anes de provence ont permis également de vérifier une exacte superposition de la zone où se déroule le système d'élevage ovin transhumant avec l'aire d'origine des animaux reconnus comme appartenant à la race, c'est à dire la Provence, les Alpes du sud et du nord (Dauphiné et Savoie) ainsi que le sud des Cévennes (Ardèche provençale). | |
| Aptitudes et utilisations | |
| Une demande importante par rapport aux effectifs existants s’est manifestée ces dernières années. Pour beaucoup, l’âne s’identifie à notre culture comme compagnon laborieux de l’homme jusqu’à un passé récent. De nombreuses personnes souhaitent acquérir des ânes, soit comme animal de compagnie, soit pour l’entretien d’espaces délaissés, soit encore pour effectuer le portage des bagages ou des enfants des randonneurs pédestres. La Fédération Nationale des ânes de randonnées (F.N.A.R.) joue un rôle actif pour la promotion des randonnées pédestres accompagnées ou non. | |
| Effectifs en 2001 : | |
| 62 étalons agréés dont seulement 30 en activité | |
| 320 ânesses inscrites | |
| 73 naissances enregistrées, soit 7% du total des naissances d‘ânes | |
| 119 ânesses saillies | |
| 45 éleveurs recensés | |
| Source : Haras Nationaux | |
| L'ANE DU POITOU | |
| Origine | |
| L'âne paraît avoir pour berceau d'origine l'Afrique du Nord-ouest. De nombreux peuples du Proche-Orient l'ont connu et domestiqué depuis longtemps, et les différentes invasions l'ont amené très tôt en Europe où il s'est surtout développé dans les pays méridionaux. L'Ane du poitou semble avoir fait son apparition dès le Xe siècle en France, époque à laquelle plusieurs écrits font déjà état de la pratique de l'hybridation mulassière. La productionRoute de Kervagaret de mules à partir de juments, dites « mulassières », et d'ânes a permis à cette dernière espèce de se développer. L'industrie mulassière fut surtout florissante au XIIIe puis au XVIIIe siècle, et l'Ane du poitou fut largement exporté dans de nombreux pays (Amérique, Pays méditerranéens...) avant de voir ses débouchés intérieurs et extérieurs disparaître rapidement depuis 1950. | |
| Morphologie | |
| Le standard du Baudet du Poitou peut se décrire ainsi : la robe est bai brun, passant parfois à la robe fougère, avec le pourtour de la bouche, du nez et des yeux gris argenté bordé d'une auréole rougeâtre; l'animal ne doit jamais être rubican (à robe semée de poils blancs) ni porter de « raie de mulet » (bande noire longeant la ligne dorsale du garrot à la queue); le dessous du ventre et l'intérieur des cuisses sont très clairs; la taille moyenne est de 1,40 à 1,50 m au garrot; la tête est grosse et longue, les oreilles longues et bien ouvertes, garnies de poils longs; l'encolure est forte, le garrot effacé, le dos droit et long, le rein bien attaché, les hanches peu saillantes, la croupe courte; la cuisse est longue et musclée, l'épaule droite, la sternum saillant, les côtes rondes; les membres sont puissants, aux articulations très larges; les pieds, larges et ouverts, sont recouverts de poils. | |
| Zone d'élevage | |
| A l'origine, le coeur du Berceau de race est la région de Melle en Deux-Sèvres. Toutefois, le Baudet du Poitou était élevé dans toute la zone comprenant le sud des Deux-Sèvres, l'ouest de la Vienne, le sud de la Vendée, le nord de la Charente et de la Charente-Maritime. Aujourd'hui, son élevage s'étend à d'autres régions de France et dans quelques pays étrangers. | |
| Aptitudes et utilisations | |
| De tempérament lymphatique, Le Baudet du Poitou n'est guère utilisé pour le travail. Il tire toute sa valeur de son rôle de reproducteur, pour la production de mulets notamment. Le nombre d'ânesses et de baudets est cependant très réduit, malgré une certaine demande à l'exportation. Un processus de conservation de le Baudet du Poitou et une opération de relance de son élevage ont été mis en place par le Service des haras du ministère de l'agriculture, en liaison avec les éleveurs et le Parc Interrégional du marais poitevin. Ainsi, pour sauver la race, un programme de sauvegarde a été mis en place avec identification des animaux et la création d'une asinerie expérimentale à Dampierre sur Boutonne. | |
| Effectifs | |
| Tombés à 44 exemplaires recensés en 1977, les efforts conjugués de l‘association des éleveurs, de la SABAUD (association de sauvegarde du Baudet du Poitou), des Haras Nationaux et du Parc Interrégional du Marais Poitevin, permettent, dès le début des années 80 de remonter significativement les effectifs. Afin d‘accélérer ce processus et de lutter contre la consanguinité, démarre, en 1982 à l‘asinerie nationale de Dampierre sur Boutonne, un croisement continu d‘absorption qui à l‘échelle de 40 ans devrait permettre une remontée des effectifs avec de nouvelles origines. En 2001, un plan d‘accouplement mis au point par le Parc Interrégional du Marais Poitevin, sera un outil supplémentaire pour accompagner les éleveurs dans cette entreprise. Les travaux sur l‘insémination artificielle devraient permettre la reproduction des nombreux animaux dispersés sur l‘ensemble du globe. | |
| Source : Haras Nationaux | |
| LE GRAND NOIR DU BERRY | |
| Origine | |
| Les noms de lieux, tels Asnières fréquents pour les lieux-dits en Berry et dans toute la région centre, témoignent de l'importance des ânes dans cette province depuis plusieurs siècles. Dans un pays de bocages, aux nombreuses petites exploitations, l'âne était l'animal de trait par excellence du petit paysan. Pour le travail des champs et des vignes, pour le halage des péniches sur le canal de Berry, le choix des animaux s'est orienté au cours des décennies vers une sélection d'ânes grands, forts mais restant vifs, courageux et dociles. Certaines sources bibliographiques font mention d'un apport d'ânes en provenance d'Algérie, vers les années 1850, suite à la conquête de celle-ci. Mais en fait, en dehors de tout contrôle officiel, il est bien délicat de connaître les origines de la race. | |
| Morphologie | |
| L'Ane grand noir du berry présente une robe unie, de bai brun à bai brun foncé, pouvant aller jusqu'au noir, sans bande cruciale, ni raie de mulet et sans zèbrure aux membres. Le ventre est gris clair, incluant l'ars, l'aine et l'intérieur des cuisses. La queue est identique à la robe. Le pelage d'été chez l'adulte est presque ras. La tête est rectiligne, les oreilles largement ouvertes et sans échancrure, le bout du nez gris-blanc (cette couleur peut s'étendre jusqu'au chanfrein parfois cerné de roux). L'oeil porte lunette gris-blanc parfois cerné de roux. Cet animal robuste, à encolure forte, poitrail ouvert, dos droit, arrière-main soit ronde soit déclive possède aussi de solides membres adaptés à la marche. | |
| Zone d'élevage | |
| Les quatre départements Cher, Indre, Nièvre et Allier, avec la couronne des départements limitrophes forment la zone d'élevage la plus importante de France. Depuis la reconnaissance de la race par les Haras nationaux, les éleveurs d'ânes de la France entière s'intéressent à l'Ane grand noir du berry. Aujourd'hui, plus de 60% du cheptel inscrit au stud-book est localisé dans le sud Berry. | |
| Aptitudes et utilisations | |
| Autrefois utilisé pour les petites tâches quotidiennes de la ferme, l’Âne Grand Noir du Berry reste, de nos jours, un âne de travail. Sa force physique et son caractère très docile sont deux qualités qui en font un excellent compagnon pour les adeptes du tourisme vert, comme animal de bât ; sa taille fait qu’il est également apprécié par les amateurs d’attelage qui sont de plus en plus nombreux à l’engager dans des concours. | |
| Effectifs | |
| Si en 1994, le stud-book ne comptait pas plus d‘une centaine d‘animaux, aujourd‘hui, celui-ci est riche de plus de 600 mâles et femelles inscrits soit au livre A soit au livre B. Ces effectifs, sans cesse grandissants, ont permis d‘ouvrir le marché à l‘exportation notamment vers la Belgique, l‘Allemagne et la Suisse. De plus, l‘Âne Grand Noir du Berry est utilisé en croisement avec des juments de selle pour une production de mulets plutôt “sportifs” et quelque fois avec des juments de trait. | |
| Source : Haras Nationaux | |
| L'ANE DU COTENTIN | |
| Origine | |
| L'introduction des ânes dans la Manche paraît remonter à une époque relativement ancienne. Des recherches aux archives départementales ont permis de prouver qu'il existait déjà des ânes dans ce département vers le milieu du XVIème siècle, voire avant puisque certaines communes de Basse Normandie rappellent la présence de l'âne dans le toponyme qui les désigne : | |
| • Asnières en Bessin (près d'Isigny-sur-mer dans le calvados ) vers 1069 | |
| • Asnelles (Calvados) vers 1063 | |
| La reconnaissance de la race de l'Ane Cotentin est officielle depuis 1997. | |
| Morphologie | |
| A l'age de 4 ans, la taille varie entre 1,20 et 1,35 m pour un mâle et entre 1,15 et 1,30 m pour une femelle.L'encolure est forte à crinière droite. La robe est gris cendré, gris bleuté ou gris tourterelle avec une bande cruciale raie de mulet (Croix de St André), avec ou sans zébrures sur les membres. Sont exclues les robes baie-brunes, noires et blanches. La tête est rectiligne, bien attachée sur l'encolure, avec ou sans nuances roussâtres, de la couleur de la robe jusqu ’à mi chanfrein et de couleur gris-blanc en dessous. Les animaux bouchards sont exclus. La couleur de la queue est identique à celle de la robe et le poitrail doit être ouvert. Le bout du nez est de nuance noire à gris foncé. Le dos est droit. Les oreilles sont de bonne dimension (la moitié de la longueur faciale), bien ouvertes, au pourtour et à la base plus foncés. L'oeil est vif, portant lunettes gris-blanc, parfois cerné de roux ; les arcades sont bien marquées. Les membres sont solides,aux aplombs affirmés, l'arrière-main ronde ou déclive. | |
| Zone d'élevage | |
| L'âne Cotentin était principalement concentré sur le Nord Cotentin. Aux Foires de Lessay et de Gavray dans la Manche, il se vendait, avant guerre, entre 300 à 400 ânes qui partaient vers les autres régions de France, voire à l'étranger. (Depuis le début du siècle, c'est le département qui compte l'effectif asin le plus important de France) Ce n'est pas par hasard si aujourd'hui, les ânes Cotentin sont représentés dans plus de la moitié des Départements Français. | |
| Aptitudes et utilisations | |
| Vers les années 1930, le département de la Manche comptait environ 9 000 ânes utilisés principalement comme " âne de bât " pour transporter le lait de la traite des vaches avec bâts, cageots, cannes à lait et la traditionnelle "triolette" ( servante qui montait en amazone sur son âne ) Aujourd'hui, l'âne est associé aux loisirs dans le cadre du tourisme vert. Il est de plus en plus utilisé bâté pour la randonnée ou attelé pour la promenade. Cet animal doux et calme est aussi très apprécié comme animal de compagnie et est utilisé à des fins thérapeutiques avec les handicapés. | |
| Effectifs | |
| A ce jour, 797 ânes Cotentin adultes sont reconnus dans le stud-book de la race titre initial. Actuellement, nous pouvons estimer qu'environ 1200 ânes Cotentin avec ou sans origines connues sont répertoriés au SIRE. Compte tenu des effectifs, le Livre généalogique a été fermé en Août 2001 après la dernière reconnaissance de race à titre initial qui a eu lieu au Haras de Saint-Lô dans le cadre du Normandie Horse Show. A ce jour, pour l‘année 2001, 162 naissances ont été déclarées et 325 ânesses ont été saillies. | |
| Source : Haras Nationaux | |
| L'ANE NORMAND | |
| Origine | |
| L'âne Normand était utilisé autrefois pour le transport du lait en Normandie où dominait la production laitière. C'était à l'époque son titre de noblesse. Dans les petites exploitations agricoles, nombreuses dans le pays au début du XXème siècle , le paysan équipait son âne d'un bât chargé de bidons pour aller traire les vaches dans les champs. L'âne pouvait porter une charge équivalente à son poids (en moyenne 180 kg). Il était également utilisé pour les travaux de maraîchage et dans les fêtes de village. L'âne était roi. Le pays comptait, fin du XIX ème siècle, 400 000 ânes selon des études agricoles de l'époque. L'Ane Normand a été reconnu par le Ministère de l'Agriculture le 20 août 1997. | |
| Morphologie | |
| La taille de l'âne Normand est comprise entre 1,10 m à 1,25 m au garrot à 4 ans (mâles et femelles). Sa robe est obligatoirement bai ou bai brun avec une bande cruciale, raie de mulet, avec ou sans zébrures sur les membres. Les robes grises ne sont pas admises. La couleur de la queue est identique à la robe. Le ventre est gris blanc, incluant l'ars, l'aine et l'intérieur des cuisses. La tête doit être rectiligne, bien attachée sur l'encolure, de la couleur de la robe jusqu'à mi-chanfrein, de couleur gris blanc dessous. Il est souhaitable que l'intérieur des oreilles soit plus claire que la robe, avec un bout de nez de nuance noir ou gris foncé. L'oeil est vif, portant lunettes gris-blanc, parfois cerné de roux, avec des arcades bien marquées. L'encolure est forte et épaisse à crinière droite ou tombante, le poitrail ouvert, et l'arrière-main solide. Les membres sont solides aux aplombs affirmés et aux articulations fortes. | |
| Zone d'élevage | |
| Le berceau de la race se situe dans les 3 départements de Basse-Normandie : le Calvados, la Manche, et l'Orne qui constituent l'effectif le plus important d'ânes normands reconnus actuellement, les 2 départements de Haute-Normandie : l'Eure et la Seine-Maritime, et 2 départements des Pays de Loire qui sont la Mayenne et la Sarthe. | |
| Aptitudes et utilisations | |
| L'âne Normand est principalement utilisé aujourd'hui dans le domaine du loisir, du tourisme. De plus en plus d'adhérents de l'Association de l'Ane Normand l'utilisent ou souhaitent l'utiliser pour l'attelage, mais également pour effectuer des randonnées où il porte les bagages. Ces deux activités vont sans nul doute s'amplifier à l'avenir. | |
| Effectifs | |
| La race Âne Normand a été reconnue le 20 août 1997. Cette race en plein essort compte actuellement 450 animaux répertoriés au Stud-Book de la race. | |
| Source : Haras Nationaux | |
| L'ANE DES PYRENEES | |
| Origine | |
| L’âne des Pyrénées a pour berceau d ’origine le Sud et le Sud-Ouest de la France, ancienne province de Gascogne et la chaîne des Pyrénées. On le nomme parfois “Gascon ”,format plus réduit que le “Catalan ”rencontré dans les Pyrénées Orientales sélectionné pour la production mulassière et comme améliorateur. | |
| Morphologie | |
| La grande étendue du berceau, la variété des biotopes et des objectifs d ’utilisation ont fait qu ’il existe une importante variété de types. Vif, ardent, l’expression noble et éveillée, de taille élevée, corps mince et étroit, tête de grosseur moyenne au profil droit ou concave, les oreilles sont longues, minces et dressées, les membres sont fins. Sa robe varie du noir, noir pangaré au bai foncé. Le pourtour des yeux, le bout du nez, les aisselles, le ventre et l ’intérieur des membres sont décolorés se rapprochant le plus possible du blanc. Le poil est ras sauf jusqu ’à l ’âge de deux ans (bourre). | |
| • petite taille 1,20m minimum à 1,35m maximum | |
| • grande taille 1,35m sans limite supérieure. | |
| Zone d'élevage | |
| Le berceau de la race se situe principalement dans le grand Sud-Ouest. On le trouve dans 14 départements appartenant à 4 régions :Gironde, Landes, Pyrénées Atlantiques, Hautes Pyrénées, Gers, Ariège, Haute-Garonne, Tarn et Garonne, Lot et Garonne, Dordogne, Aude, Pyrénées Orientales, Corrèze et Haute-Vienne. | |
| Aptitudes et utilisations | |
| L’âne des Pyrénées, de par la diversité de ses types, est un âne polyvalent qui peut être utilisé dans toutes les disciplines. Il reste encore, comme il l ’a prouvé depuis des siècles, le champion au travail ! Adapté aux difficiles conditions de la montagne, les bergers et les randonneurs trouvent en lui un compagnon idéal sous le bât. Sa taille, son énergie, son aptitude au trot font de lui un excellent animal de selle ou d ’attelage. Les baudets de grande taille (catalans)produisent des mules près du sang qui sont utilisées au travail agricole mais aussi à l ’attelage et à la selle (endurance). Enfin, il est comme tous les autres ânes, docile, patient, complice des petits et des grands. | |
| Effectifs | |
| L'effectif adulte est au 1er octobre 2000 de 32 baudets et 232 ânesses inscrits à titre initial. Le faible taux de fertilité (à peine 50% des saillies entraîne une déclaration de naissance) peut s'expliquer par un âge moyen élevé de nos reproductrices. De plus, aujourd'hui le troupeau vieillit compte tenu du faible nombre de naissances d'ânons femelles (à peine 50% des déclarations de naissance). | |
| Source : Haras Nationaux | |
| L'ANE DU BOURBONNAIS | |
| Origine | |
| Au coeur du Bourbonnais, à Meillers, arrondissement de Moulins et canton de Souvigny, l‘âne est identifié dans l‘église Saint Julien, édifice roman datant du début du XIIème siècle. Il est représenté sur une frise où entrelacs et animaux décorent les corbeilles, à droite on voit un lion jouant de la vielle et un âne jouant de la harpe. Pour le Professeur THERET, cité par F. SPINDLER : “l‘âne est un réactif de la pauvreté”. L‘âne peut-être considéré comme le cheval du pauvre. C‘est en effet dans la structure sociale de la population agricole que l‘on peut trouver une explication de la répartition de l‘âne telle qu‘elle apparait, démontrant l‘implantation d‘une forte population asine dans le département de l‘Allier. | |
| Morphologie | |
| La taille à 4 ans se situe pour un mâle de 1,25m à 1,35m, et pour une femelle de 1,18m à 1,28m. La tête possède un chanfrein rectiligne, les arcades sont saillantes, le contour des yeux clair et les sont paupières soulignées. Le front est droit, le bout du nez, dit nez de biche, est gris clair. Le liseré roux est apprécié. Les oreilles sont longues, droites et attachées haut. Elles sont de la couleur de la robe. Le dos est rectiligne et musculeux, la croupe ronde et comble. Les membres sont solides et osseux aux articulations marquées, musclés, l‘avant bras fourni et le canon court, avec ou sans zébrure. Le sabot est large de bonne texture. Le talon est marqué. Le ventre est gris à gris clair incluant l‘arse, l‘aine et l‘intérieur des postérieurs. L'encolure est forte, implantée à mi-corps et bien dirigée. Sont à éviter, les encolures brèves, mal dirigées et concavilignes. La robe doit être brun à bai brun, la nuance chocolat appréciée et possédant une bande cruciale dite Croix-de-Saint-André. | |
| Aptitudes et utilisations | |
| Autrefois, l‘âne était le principal outil du métayer et fermier pour tous les travaux agraires. De par sa taille moyenne, sa morphologie massive et ses membres solides et osseux, l‘âne Bourbonnais pouvais exécuter la plupart des travaux agricoles. Il assure les tâches de labourage, de hersage et de fenaison sur de petits lopins de terre travaillés par le métayer. Il était utilisé dans la vie courante comme moyen de transport. Aujourd‘hui, l‘âne Bourbonnais est un animal de compagnie et principalement de loisirs. Attelé ou bâté, il sera le compagnon de vos promenades en carrioles ou de vos randonnées. Le pied solide, il vous emmènera là où parfois le cheval ne peut passer. Vous l‘apprécierez pour son caractère doux, pour son allure rassurante, sa robustesse et sa résistance. | |
| Effectifs | |
| C'est fin du 19ème et début du XXème siècle que l‘on constate la plus grande concentration d‘ânes avec 7700 sujets. Maintenant animal de compagnie et de loisirs, l‘effectifs s‘élève à près de 200 ânes Bourbonnais. | |
| Source : Haras Nationaux | |